Un vaccin anti-choléra à base de riz, selon des chercheurs japonais

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Un vaccin anti-choléra à base de riz, selon des chercheurs japonais
Un vaccin anti-choléra à base de riz, selon des chercheurs japonais

Un vaccin unique, sous la forme d’un riz génétiquement modifié comestible, a été développé pour lutter contre le choléra, une maladie souvent mortelle due à la consommation d’eau contaminée.

Le vaccin comestible a achevé avec succès la première phase de son essai sur l’homme et s’est révélé efficace pour déclencher une réponse immunitaire contre le choléra, indique l’université de Tokyo.

La plupart des vaccins se présentent sous la forme d’une injection, mais certains ont été développés sous forme de sprays nasaux et d’autres moyens non invasifs. Le vaccin le plus unique est sans doute celui à base de riz comestible, composé de riz génétiquement modifié dans le cadre du projet MucoRice de l’université.

De nombreux vaccins contre le choléra existent et ne nécessitent pas d’injection ; on les administre sous forme de gouttes sur la langue du patient, mais ils présentent un inconvénient majeur : ils sont produits à partir de cellules de choléra et doivent être conservés au froid, l’un des principaux facteurs de confusion en matière de vaccins.

Le vaccin à base de riz est différent : il a été conçu pour produire une partie non toxique de la toxine B du choléra.

Quand une personne consomme le riz, le système immunitaire de son organisme réagit à la CTB non toxique, qui entre dans le corps par les membranes intestinales.

Cette action stimule le système immunitaire à produire deux anticorps différents contre l’envahisseur, ce qui constitue un avantage par rapport aux vaccins injectables, car ceux-ci ne déclenchent généralement que la production d’un seul type d’anticorps.

Contrairement à la plupart des autres solutions, ce vaccin ne nécessite pas de stockage au froid et peut être conservé à température ambiante “du début à la fin”, expliquent les chercheurs.

Il suffit de le sécher et de le réduire en poudre, avant de le conditionner en petites doses. Lorsqu’une personne est prête à prendre le vaccin, elle mélange le riz avec de l’eau et le consomme.

La phase 1 de l’essai sur l’homme s’est avérée prometteuse, les chercheurs notant que la plupart des participants présentent une “bonne réponse immunitaire” au vaccin sans ressentir d’effets secondaires évidents. Parmi les 30 volontaires, les chercheurs ont constaté que 11 avaient une réponse immunitaire faible ou nulle.

Des analyses plus poussées ont révélé que cela pouvait être dû à leur microbiome intestinal. En effet, les participants qui ont bien réagi au vaccin avaient des bactéries intestinales plus diversifiées, tandis que ceux qui n’ont pas réagi avaient une diversité de bactéries intestinales plus faible.

Les résultats soulignent l’importance des bactéries intestinales dans la santé humaine, qui est soutenue par des éléments comme la consommation d’aliments probiotiques et de fibres.

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