Des géologues facilitent la recherche des planètes similaires à la Terre.

166
l'expertise-en-geologie-aide-les-scientifiques-a-trouver-des-planetes-semblables-a-la-terre

Une expertise dans le domaine de la géologie permet à des scientifiques de découvrir des sphères qui ressemblent beaucoup à des planètes terrestres.

Brendan Dyck, géologue à l’université de Colombie-Britannique, a utilisé son expertise en matière de formation planétaire pour aider les scientifiques à identifier les exoplanètes susceptibles d’abriter la vie.

À ce jour, les astronomes ont identifié plus de 4 000 exoplanètes, et d’autres attendent une confirmation. Quelques-unes de ces planètes orbitent autour d’étoiles dans ce que l’on pense être la zone habitable et pourraient accueillir la vie. M. Dyck utilise la géologie de la formation des premières planètes pour aider à identifier les exoplanètes susceptibles d’abriter la vie.

Selon Dyck, la découverte d’une exoplanète est passionnante, mais la question essentielle que les scientifiques veulent se poser lorsqu’une nouvelle exoplanète est découverte est de savoir s’il existe parmi elles des planètes plus petites, de type terrestre, avec un noyau de fer.

En général, ces planètes se trouvent dans la zone habitable de l’étoile autour de laquelle elles gravitent, à la bonne distance pour contenir de l’eau liquide à leur surface.

Si la découverte d’une planète orbitant dans la zone habitable est un bon moyen de trier les milliers de planètes candidates, le seul fait d’être en orbite dans cette zone ne suffit pas à garantir l’habitabilité. Les chercheurs prennent l’exemple de Mars, qui orbite dans la zone habitable du Soleil, mais dont l’eau qu’elle contenait s’est tarie depuis longtemps.

Selon M. Dyck, les données géologiques de ces planètes rocheuses pourraient jouer un rôle dans la limitation des recherches.

Cette étude montre que si les scientifiques connaissent la quantité de fer présente dans le manteau de la planète, ils sont en mesure de prédire l’épaisseur de la croûte et la présence éventuelle d’eau liquide et d’une atmosphère. Selon lui, cette méthode est un moyen plus précis d’identifier de nouvelles planètes semblables à la Terre, au lieu de se baser uniquement sur leur position dans la zone habitable.

Toujours selon Dyck, les planètes dotées d’un grand noyau forment des croûtes plus minces, alors que les planètes dotées d’un petit noyau forment des croûtes plus épaisses et riches en fer, comme celles de Mars. Cette épaisseur déterminera si la planète supporte la tectonique des plaques et quelle quantité d’eau et d’atmosphère elle peut contenir. En effet, l’eau et l’épaisseur de l’atmosphère sont essentielles à la vie telle que nous la connaissons.